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Hôtellerie économique et éco-responsabilite
Table ronde virtuelle de responsables d’hôtels économiques
Aujourd’hui, l’introduction de politiques environnementales dans l’hôtellerie est principalement centrée sur les économies d’énergie et d’eau. Le 5 octobre dernier, Cleverdis a organisé une table ronde virtuelle avec les représentants de 4 groupes hôteliers majeurs afin de connaître leurs positions par rapport aux "technologies vertes".
Michael Zetterlund, Thierry Guiraudios, Jean-Jacques Loheac et Anna Barsby
Comment intégrer des "technologies vertes" dans les hôtels économiques ?
Michael Zetterlund : Au niveau des systèmes de contrôle des bâtiments et de la gestion de l’énergie, nous ne faisons pas de différence entre nos catégories d’hôtels – 3* à 5*. Et c’est encore plus important pour les hôtels économiques qui ont des tarifs plus bas. En fait cela relève de la philosophie même de notre entreprise : nous devons être éco- responsables et financièrement économes.
Il est donc très facile pour nous d’acheter et d’utiliser les systèmes nécessaires.
Thierry Guiraudios : Aujourd’hui, nous n’avons aucun système d’économie d’énergie en place. Notre politique environnementale intervient surtout à l’étape de la construction. Nous ne disposons pas, à l’heure actuelle, de logiciel nous permettant de gérer nos consommations d’énergie et d’eau, mais je suis persuadé que cela va évoluer, notamment pour les hôtels économiques. Cependant, nous dépensons beaucoup pour améliorer la conception des constructions afin d’optimiser nos investissements. Car ce qui est clé aujourd’hui au niveau des politiques éco-responsables, c’est le retour sur investissement. Dès lors que nous investissons, nous avons besoin d’un retour financier à court terme afin de justifier les dépenses. Au niveau de l’informatique, comme nous avons tout centralisé, y compris notre PMS, les "technologies vertes" sont concentrées au niveau de notre centre informatique.
D’importantes économies d’énergie proviennent du fait que nous avons choisi un central informatique optimisé, ce qui est considéré comme une dépense écologique, et que nous n’avons pas d’autre salle informatique, même dans de grands hôtels comme le Concorde Lafayette et ses 1 000 chambres.
Jean-Jacques Loheac : Dans nos différents hôtels, nous avons commencé à installer des systèmes de contrôle à distance de la consommation d’électricité. Ceci mis à part, nous n’avons pas encore fixé de stratégie concernant le déploiement de "technologies vertes".
Anna Barsby : Au niveau informatique, nous faisons tout ce que nous pouvons. Par exemple, pour imprimer les factures, nous utilisons des imprimantes thermiques, moins gourmandes en consommables et en énergie. Nous avons mis en place d’autres petites choses simples. Ainsi, sur nos documents, nous imprimons des conditions générales synthétisées et en petits caractères afin de n’utiliser qu’une seule feuille de papier au lieu de plusieurs. Nous nous intéressons à ce type de détails ainsi qu’à l’utilisation de terminaux Wyse sur une infrastructure Citrix plutôt que de "gros PC".
Grâce à cela, nous avons sauvé 165 tonnes de CO2 lors des deux dernières années. Le fait de virtualiser plusieurs de nos serveurs a aussi un effet incroyable sur le CO2. L’éco-responsabilité est une part très importante de notre philosophie de travail, et les préoccupations environnementales deviendront encore plus importantes pour l’industrie hôtelière.
Comment les préoccupations environnementales sont-elles prises en considération dans les projets de rénovation ?
Michael Zetterlund : Quand nous modernisons un établissement, nous essayons d’introduire des systèmes de contrôle, nous achetons des solutions d’éclairage basse consommation, nous changeons de source d’énergie pour le chauffage et la climatisation en optant pour des sources géothermiques ou d’autres systèmes éco-responsables.
Mais, bien évidemment, toute rénovation est limitée au niveau de ce que vous pouvez faire. Nous essayons de les amener à un standard et nous faisons toujours attention à installer des systèmes de contrôle centralisés. C’est la règle que nous nous sommes fixée.
Thierry Guiraudios : En réalité, nous n’avons pas encore ce type de considérations. La meilleure amélioration à ce niveau consiste à utiliser une isolation plus efficace, y compris concernant les fenêtres, afin d’optimiser les dépenses énergétiques. Mais nous ne disposons pas de systèmes de gestion de l’énergie centralisés. Bien sûr, nous installons nous aussi des éclairages basse consommation. Au niveau informatique, nous n’avons pas de projet concernant la centralisation de la gestion et du contrôle de l’énergie. Je suis certain que nous en disposerons d’ici 3 ou 4 ans, mais aujourd’hui nous nous concentrons sur la rénovation des chambres et nous investissons à ce niveau ou pour l’isolation. La prochaine étape consiste à gérer intelligemment l’énergie, mais nous n’y sommes pas encore.
Jean-Jacques Loheac : Nous ne disposons pas non plus de systèmes centralisés. Ça serait le rêve, mais nous ne prévoyons pas d’implémenter de tels projets de gestion de l’eau et de l’énergie. Nous avons d’autres priorités stratégiques, mais ces préoccupations devront être prises en compte à l’avenir. L’idée est que nous pouvons réaliser des économies financières en économisant l’énergie. Aujourd’hui, nous avons des directives visant à économiser du gaz, de l’électricité et de l’eau ; et nous étudions d’autres manières d’être encore plus efficaces.
Intervenants
Michael Zetterlund
CTO R&D (Directeur de la technologie), Nordic Choice Hotels
Thierry Guiraudios
Vice-pre´sident Systèmes d’Informations, Louvre Hôtels (Première Classe, Campanile, Kyriad, Kyriad Prestige, Tulip Inn, Golden Tulip, Royal Tulip)
Jean-Jacques Loheac
Directeur des Systèmes d’Informations, groupe B&B Hotels
Anna Barsby
Responsable de l’infrastructure et des prestations de service, Whitbread Hotels & Restaurants
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